Électricité : nouvelle hausse tarifaire pressentie pour janvier 2020

Les promesses de l’exécutif français tombent une nouvelle fois à l’eau. Il ne s’agit pas de la première hausse des prix de l’électricité en France, et ce ne sera probablement point, malheureusement, la dernière… Après la crise des Gilets jaunes, la hausse prévue avait un temps été repoussée. Celle qui interviendra en janvier 2020 paraîtra donc incroyablement rapprochée de la précédente. Et l’on parle d’un bond estimé entre 3,50 % et 4 %. Rien que ça… !

Des prix qui grimpent en flèche

Nos politiciens ne semble avoir qu’une divinité, outre l’argent et l’ambition : la croissance. Ils nous parlent tous volontiers de croissance, et nous la promettent à tous les coins. Pour une fois, leur parole est tenue : une vraie croissance est au rendez-vous, mais seulement du côté des prix ! Eh oui, vous êtes en France, et non dans un pays où les prix de l’électricité diminuent, à l’instar de la Hongrie qui affiche de surcroît l’une des croissances économiques les plus élevées d’Europe.

Il se trouve qu’une promesse gouvernementale (une de plus !) n’est pas tenu : les concurrents de la société EDF ne pourront point acquérir davantage d’électricité nucléaire. Et ce sont les abonnés qui vont trinquer, comme de coutume.

Une hausse qui sera très sensible

Les estimations les plus fiables tablent sur une hausse de 3,50 à 4 %. Elle devrait se traduire en moyen par 30 € de plus sur la facture d’électricité annuelle, et jusqu’à 60 € pour les Français se chauffant à l’électrique.

L’Europe institutionnelle risque d’être éclaboussée par le mécontentement des consommateurs, puisque est en cause un accord confidentiel entre la République française et la Commission européenne au sujet de la scission d’Électricité de France, ayant fuité le 10 septembre 2019. Le prix de revente du MWh aux concurrents d’EDF a été relevé de 3 €, mais l’Arenh ne bougera pas pour compenser ce changement, contrairement aux engagements du gouvernement.

Cela n’empêche pas l’EDF, dont l’État français est actionnaire majoritaire, d’afficher une dette colossale de trente-sept milliards d’euros. C’est le résultat de mauvaises gestions et de mauvais choix. Il faudra cependant bien qu’un jour l’État renonce à une grande partie de ses taxes sur l’énergie, sans quoi la situation deviendra invivable dans le pays. Chose inimaginable il y a 15 ans encore : il n’est pas difficile de croiser de solides constitutions qui envisagent sérieusement ou sereinement la possibilité de vivre sans électricité.

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