Guadeloupe : deux notabilités LREM gardées à vue

Le parti La République en marche se retrouve éclaboussé en Guadeloupe. En effet, le président de la région Ary Chalus a été récemment placé en garde à vue, en compagnie de sa vice-présidente Marie-Luce Penchard. Une procédure qui fait tache en matière de notoriété politique.

Une convocation du 30 octobre

C’est le mercredi 30 octobre 2019 que le président et la vice-présidente de la région Guadeloupe, Ary Chalus et Marie-Luce Penchard, encartés à LREM, ont été convoqués par la police judiciaire des Abymes, dans la matinée (heure locale : 8 h 50).

Il convient également de savoir que madame Penchart est également maire de Basse-Terre, dont le procureur de la République Jean-Luc Lennon a rendu publiques les gardes à vue le 30 octobre en fin de journée. Elle a également eu été ministre de l’Outre-Mer à l’époque de Nicolas Sarkozy, alors que François Fillon était chef du gouvernement. En outre, sa mère n’est autre que Lucette Michaux-Chevry, jadis ministre sous Jacques Chirac, entre autres mandats politiques locaux. On s’y connaît en politique, et on sait se recycler… !

Pas terrible pour la popularité du parti présidentiel

Ary Chalus fait partie du bureau exécutif du parti présidentiel. Sa garde à vue fait donc office de mauvaise publicité.

Les faits reprochés aux deux inculpés ? Des suspicions de détournement de fonds. De fonds publics, bien évidemment. Un troisième homme est concerné par l’affaire : Pascal Averne, ancien directeur financier de la collectivité de Saint-Martin. Aujourd’hui, il est DG en Guadeloupe de l’entreprise SEM Patrimoniale.

Les faits auxquels s’intéresse l’enquête toujours en cours concerne la période 2015-2018. Le problème est un double emploi et une double rémunération publics douteux de monsieur Averne, mais aussi – éventuellement – son profit privé en utilisant des éléments publics.

À cette heure, il est bien évident que la présomption d’innocence des trois individus susmentionnés reste sauve. Il faudra attendre la suite de l’instruction, et les jugements, pour en savoir davantage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *