La situation financière de la République française inquiète à l’étranger

Les grands médias français, les membres du gouvernement et les parlementaires de la majorité n’en parlent pas – ou fort peu. Mais la situation financière de la France inquiète beaucoup les observateurs étrangers. Ce n’est pas nous, mais le très compassé Courrier international qui titre : « Les finances françaises sont dans une situation catastrophique ».

Où est la catastrophe ?

Tout va bien, Madame la Marquise… ! On veut régulièrement nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. D’autres pays européens ont engagé un sérieux désendettement, à l’instar de l’Allemagne. Certains ont préparé dès l’année dernière un plan d’action anti-crise économique mondiale, comme la Hongrie. McKinsey, Bloomberg, taux négatifs, achat d’or par l’Allemagne, baisse de la croissance chinoise et autres éléments semblent en effet indiquer qu’une crise d’envergure pourrait prochainement prendre. Mais il est difficile de lire une ligne à ce sujet dans la grande presse…

Le mardi 22 octobre 2019, la Commission européenne a demandé à la France des explications quant à son budget pour 2020. La dette structurelle et de fonctionnement est toujours au rendez-vous. Le déficit pour 2020 est prévu entre 2,1 et 2,2 % du PIB (il devrait en réalité légèrement plus haut). Parallèlement, les normes européennes prévoient que la dette d’un État ne doit pas dépasser les 60 % du PIB. Aujourd’hui, celle de la République française est de 2 414 061 600 euros, soit 38 500 € par habitant environ et 99,6 % du Produit intérieur brut. Rien de bien glorieux…

Des désaccords sur le diagnostic

Au Royaume-Uni, The Daily Telegraph ironise sur ces finances mortelles. Alors qu’outre-Manche on souffre depuis trois ans de l’incertitude, le Brexit risque de ne pas résonner comme la catastrophe que certains voulaient annoncer.

Cependant, globalement, des titres étrangers trop nombreux imputent la situation catastrophique des finances françaises à la crise des Gilets jaunes. Pourtant, la dette publique était auparavant tout aussi colossale, et le déficit budgétaire tout aussi réel. Les Gilets jaunes n’ont qu’une année d’existence, pas dix…

Les causes sont donc à chercher ailleurs, mais les politiciens paraissent très satisfaits de la situation actuelle. Jusqu’où descendrons-nous… ?

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