Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer, éclaboussée par trois contrats

Annick Girardin est actuellement ministre des Outre-mer. Récemment, la presse s’est penchée sur trois contrats suspects. Ces derniers ont été attribués à son concubin Jean-François Vigneau. Cet homme d’affaires peut ainsi faire la pluie et le beau temps à Saint-Pierre-et-Miquelon. Des journalistes ont donc soulevé la possibilité d’un éventuel conflit d’intérêts.

Des délais formidables…

Ce qui interroge d’abord, c’est l’attribution de contrats dans délais inouïs. Ensuite, survient un autre problème… La récente Haute Autorité pour la transparence de la vie publique n’avait pas été informée des faits, alors qu’elle aurait dû l’être. Les révélations concernant cette affaire proviennent du Canard enchaîné.

Les trois contrats en question concernent un appel d’offres émanant de l’aviation civile à Saint-Pierre-et-Miquelon. L’objet du premier : le gardiennage de Galileo, la station sol. Ce contrat a été glané par la société GSI, entreprise spécialisée dans la sécurité privée. Créée en 2013, elle est dirigée par Jean-François Vigneau, l’amant d’Annick Girardin, actuellement ministre des Outre-mer du gouvernement Édouard-Philippe

Sur le papier, tout a l’air d’aller pour le mieux. Un appel d’offres est chose normale. Le problème, c’est que la candidature de GSI est arrivée très vite, et qu’elle a été aussitôt acceptée sans laisser le temps à d’autres candidats de proposer leurs projets.

La question de l’habilitation

Cerise sur le gâteau, la société GSI a reçu sa nécessaire habilitation du CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité) la veille de sa création, dans des délais relevant du record.

Un deuxième contrat, en 2016, fut remporté à la suite d’un nouvel appel d’offres, dans des conditions similaires.

Annick Girardin se défend de toute collusion et trouve à se défendre en mettant en avant qu’elle n’entretient aucun lien formel avec l’intéressé : ni mariage, ni PACS… Sa résidence principale et sa résidence fiscale sont en outre différentes, de sorte qu’elle ne se sentait pas tenue de déclarer quoi que ce soit à la HATVP. En bref, l’immoralité deviendrait un bouclier dans la tambouille républicaine !

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