Des députés souhaitent taxer encore plus l’alcool

Nous avons eu la tentation d’ajouter, dans le titre de notre article, l’adjectif qualificatif « français » après le mot « députés ». Mais non, décidément c’était impossible. Dans la droite lignée de Claude Évin, ministre de la Santé de Rocard, au passage éclaboussé par le scandale du sang contaminé, des députés proposent l’instauration d’une surtaxe sur l’alcool… Les alcools mélangés à base de vin ou de bière sont spécifiquement dans le viseur, mais des amendements pourraient élargir ce champ.

Le crépuscule d’une civilisation

Après la seconde guerre mondiale, des chercheurs et médecins américains se penchaient sur l’exception française : avec un taux de cholestérol identique à celui des Européens du Nord, les Français présentaient des infarctus en nombre très largement inférieur. Leur conclusion était que cela était principalement dû au vin, et notamment au vin de Bordeaux.

Or, cela est remis en question par onze députés proposant d’augmenter les taxes en vigueur sur l’alcool en fonction du nombre de degrés alcoométrique. Dans cette logique, il faudrait privilégier la bière (que nous apprécions, au demeurant) sur le vin, alors que ce dernier – rouge surtout – est meilleur pour la santé (et même excellent).

La nouvelle taxe pourrait s’élever à 11 € le décilitre par degré alcoolométrique, alignant de nombreuses boissons mélangées sur le whisky et la vodka.

Un verre, ça va ; trois verres, salut les gars ; onze députés, bonjour les dégâts !

C’est le site EconomieMatin qui nous alerte sur la nouvelle proposition portée par onze parlementaires… de la majorité. Le parti La République en marche n’a pas fini de surprendre les Français, et de les exproprier. L’inventivité fiscale de la République française n’est pas nouvelle, et elle trouve le moindre prétexte pour s’exprimer. Ici, c’est un amendement au PLFSS qui a servi de porte d’entrée… !

Les taxes sur les alcools datent de la Révolution française et, malheureusement, contrairement aux attentes et à certaines promesses, la Restauration n’a pas mis fin aux « droits réunis ».

Et les onze députés concernés d’invoquer la « santé publique » pour avaliser leurs méfaits. Nous préférons quant à nous la Bible à leur logorrhée parlementaire. On croirait presque que le pouvoir prépare le terrain à une République islamique !

Cela finira de nous convaincre de produire sa propre bière, mais aussi son propre vin. Pensez-y dès maintenant, car il faudra plusieurs années pour que vos vignes soient productives. Et encore, il conviendra de contourner les lois républicaines contre la libre plantation de cépages à vin et contre les hybrides producteurs directs… ! Profitez-en pour vous mettre à la confection de vins naturels, libres de toute substance nocive. Et ne parlons même pas de l’encadrement de la distillation…

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